La présidente du sp.a, Caroline Gennez, s’exprime mardi dans une interview accordée au quotidien Le Soir sur le climat anti-Wallon ambiant en Flandre et le futur gouvernement.

« Cela reste un gouvernement sans projet, paralysé par le communautaire. Ils ne font pas de la politique. D’ailleurs, je ne vois pas de gouvernement. Je vois des ministres, des présidents de partis qui négocient », dit-elle notamment, affirmant n’avoir aucun regret de ne pas y participer.

Selon Mme Gennez, le communautaire paralyse le pays. « On veut être constructifs: il faut une réforme de l’Etat sinon cela reste à l’agenda. C’est pour cela qu’on a participé à la première phase de la réforme de l’Etat. Mais on n’est pas Saint-Nicolas, hein? », explique-t-elle, estimant « possible » que le sp.a ne participe pas à la seconde phase de la réforme de l’Etat.

« Le sp.a n’est pas partie prenante d’une régionalisation de la santé, des allocations familiales, de l’impôt des sociétés. On peut parler de la régionalisation de l’emploi mais je ne veux pas qu’on touche à la solidarité. Ce qui est important pour ce pays, c’est une réforme qui puisse marquer une ère de stabilité », ajoute-t-elle.

La présidente des socialistes flamands plaide par ailleurs pour une organisation simultanée des élections fédérales et régionales. « Comme cela, on pourra gouverner quatre ou cinq ans sans être paralysés les uns par les autres. On va aussi générer de nouveaux politiciens. Aujourd’hui, on a toujours les mêmes figures », détaille Mme Gennez.

Caroline Gennez, qui défend l’idée de scission de BHV, dénonce par ailleurs le discours de certains partis flamands contre la Wallonie. « Avant, en Flandre, il y avait un discours anti-Marocain, anti-islam, maintenant anti-Wallon… C’est un peu comparable: le discours de la haine, qui désigne un responsable pour tout ce qui ne va pas. Le Vlaams Blok a fait sa propagande de cette façon, puis la N-VA, le CD&V, la liste Dedecker, ont cultivé eux aussi ces idées », précise-t-elle.

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